|
|
|
L'auteur
Carlo Goldoni |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Les
Rustres I
restughi Carlo Goldoni
Robert Vallée
|
|
Goldoni est Le grand auteur de théâtre classique italien. Il a
peint avec acuité la société vénitienne vive, colorée, enthousiaste, et
truculente. Très admiratif de Molière, son modèle, il a structuré la comédie
italienne en gardant certains acquis de la « commedia dell’arte ». À partir
des canevas de la commedia, Goldoni va engager ce qu’il affirme lui-même être
une réforme du théâtre italien. Il réduit la part de l’improvisation et
rédige ses pièces. En 1745, sa première pièce «Arlequin serviteur de deux maîtres» ne comporte que quelques
scènes rédigées par acte et ce n’est qu’en 1753, que la pièce sera
entièrement écrite. À l’époque où il compose cette pièce, Goldoni a déjà songé
à la réforme de la comédie italienne. Les principes en paraîtront dans son
Théâtre comique en 1750, préconisant : • la concentration de l’intrigue, • l’éviction des lazzis (jeux de scène bouffons) obscènes, • le passage du simple canevas à la rédaction complète de la
pièce, • de tomber le masque afin de ne plus enfermer les personnages
dans un emploi conventionnel Arlequin en est la mise en acte. Après quelques années à Pise, il regagne sa ville natale.
S’ouvre alors un peu plus d’une décennie particulièrement prolifique, qui
voit aussi le début de l’édition de ses oeuvres. C’est durant cette période
qu’il occupe le devant de la scène italienne avec ses comédies les plus
connues, dont, la Servante amoureuse (1752), la Locandiera (1753), la Petite
Place (1756), les Rustres (1760), la trilogie de la Villégiature (1761),
Barouf à Chioggia (1762) et Un des derniers soirs de Carnaval (1762), qui
constitue son adieu à Venise. Sa
popularité lui ayant valu la rivalité d’auteurs établis, Goldoni vient se
fixer à Paris, où il passe le reste de sa vie. En 1762, Goldoni prend la
direction de la Comédie-Italienne et devient, en 1765, professeur d’italien
de la fille de Louis XV. Ses Mémoires, en français, paraissent en 1787, six
ans avant qu’il ne meure dans la misère. |
|